Prérequis pédagogiques

 Références bibliographiques 

 Résultats

 Cycle RCV chez l'hypertendu

 
Ce cycle est le troisième que l’IFDQS met en place pour les Médecins Généralistes libéraux, avec pour intitulé « l'hypertendu traité en Médecine Générale : indicateurs du suivi du RCV global et ses complications »


La conception scientifique et le contrôle méthodologique d’un Cycle Qualidem, sont assurés par l’Institut Français de la Démarche Qualité en Santé. Il est aidé dans cette tache par son Conseil  Scientifique.

Pour ce cycle, comme pour chacun des Cycles thématiques qu’il organise, l’IFDQS constitue un Comité de Pilotage et un Groupe de Travail, composés de compétences reconnues. Ces deux groupes travaillent en toute liberté et toute indépendance.

En ce qui concerne le financement, l’IFDQS fait appel à un partenariat spécifique pour chaque opération et veille, par le respect strict de la méthodologie, à ce qu’il n’y ait aucune collusion possible entre le financeur et la production intellectuelle.

Le Groupe de Travail élabore les supports documentaires qui seront utilisés lors de la formation des médecins aux différents moments du  Cycle. Cela concerne notamment la production des Indicateurs de Pratique. L’IFDQS vérifie que tous les éléments éthiques et scientifiques ont été respectés.

Rôle du Comité de Pilotage et du Groupe de Travail

Le Comité de Pilotage est le garant, auprès des Médecins Participants aux actions de formation de l’IFDQS, de l'absence de biais dans la production des outils mis à leur disposition. 

Le Groupe de Travail est chargé de la production de tous les supports documentaires nécessaires pour chaque temps du Cycle, notamment la production des Indicateurs de Pratique, spécifiques au thème, qui seront discutés lors des Cercles Qualidem.
 

Comité de Pilotage

Dr. S. BOUKRIS
Médecine Générale (75)
Dr. A. DUCARDONNET Cardiologie (75)
Pr. X. GIRERD Cardiologie – Métabolisme (75)
Dr. J. LE BOZEC Médecine Générale (77)
Dr. L. LEMAIRE Médecine Générale (62)

Groupe de Travail

Dr. P. CARUEL
Médecine Générale (45)
Dr. D. GUEDJ MEYNIER Cardiologie (75)
Pr. J-M. HALIMI Néphrologie (37)
Pr. O. HANON Cardiologie - Gérontologie (75)
Dr. J. HENIQUEZ Médecine Générale (69)
Dr. D. PREGET Médecine Générale (44)
Méthodologie – Qualitique : Dr P. RIMBAUD Coordination : Dr S. AIT-SAHLIA

Le bureau de l’IFDQS souhaite exprimer ses plus vifs remerciements :

  • au Laboratoire Boehringer Ingelheim France, pour son soutien institutionnel à la réalisation de ce Cycle; 
  • aux Experts qui ont apporté leur concours à la conception et à la production des documents médico-pédagogiques ; 
  • et bien entendu, d’ores et déjà, à tous les Confrères Généralistes et Spécialistes qui y participeront et permettront la réalisation du Praticiel.

Les Cycles Qualidem sont conçus et mis en place par l’Institut Français de la Démarche Qualité en Santé, agréé par le CNFMCL sous le n° 100 139 depuis janvier 2007.

Les actions liées aux Cycles Qualidem sont éligibles aux crédits de formation.

    

 Contexte : HTA en France


Le nombre d’hypertendus traités a significativement augmenté durant la dernière décennie, pour atteindre 10,5 millions de personnes en 2006. Parallèlement, une meilleure prise en charge médicamenteuse de l’HTA et plus généralement, du risque cardiovasculaire, ont fait augmenter le coût moyen de traitement d’un patient. C’est dire l’enjeu que représente, pour la collectivité, la mise en œuvre d’actions de prévention permettant de lutter contre les facteurs de risque cardiovasculaire et ainsi de continuer de réduire la mortalité. Dans un contexte de ressources limitées, les RPC devront, à brève échéance, tenir compte du rapport coût-efficacité des stratégies thérapeutiques.

Lors des Journées de l’HTA de Décembre 2007, les résultats d’une étude de la CNAMTS sur l’évolution des traitements anti-HTA entre 2000 et 2006 ont montré que durant cette période, les recommandations en matière d’HTA ont évolué. Les associations thérapeutiques sont désormais préconisées pour atteindre effectivement des seuils tensionnels, qui ont été eux-mêmes abaissés chez les sujets présentant un haut niveau de risque cardiovasculaire (multiplicité des facteurs de risque, atteinte infraclinique d’organe cible) ou une maladie établie vasculaire, rénale, diabétique. D’autre part, la population a vieilli et les prévalences de l’obésité et du diabète ont augmenté.

Ces évolutions expliquent l’accroissement de 22,4 %, au rythme annuel moyen de 3,4 %, du nombre de sujets traités pour HTA (8,6 millions en 2000 à 10,5 millions en 2006). Par rapport à la prévalence mondiale, estimée à 26,4 % en 2000, la France occupe une position médiane, entre l’Asie (15-20 %) et certains pays de l’ex-URSS ou d’Amérique Latine (35-40 %). 

Durant cette même période, les modalités de prise en charge médicamenteuse de l’HTA se sont aussi fortement modifiées, avec un recours de plus en plus fréquent aux ARA II (de 19,8 % à 36,7 %) - plus particulièrement aux sartans – et aux associations médicamenteuses (le recours aux thiazidiques est passé de 37,4 % à 41,0 %).

Cette évolution de la stratégie thérapeutique était attendue par les experts. En effet, les recommandations préconisent, lorsque le niveau tensionnel est encore élevé, de recourir en deuxième intention aux bithérapies, voire aux polythérapies. Il semble établi aujourd’hui que la majorité des patients requièrent au moins deux médicaments pour être contrôlés. Or, en France, le taux d’hypertendus non contrôlés est estimé à plus de 50 % ; ce qui devrait se traduire par un recours encore plus fréquent aux associations médicamenteuses.

Ces évolutions sont contemporaines de l’actualisation des recommandations de bonne pratique.

En 2006, le traitement médicamenteux de l’HTA et des facteurs de risque associés a coûté 4,4 Mds € à l’Assurance Maladie, dont 2,3 Mds € pour les antihypertenseurs. La stabilisation du coût moyen de traitement de 2005 à 2006 s’explique par la pénétration des génériques. Dans un contexte de forte augmentation du nombre de patients traités, d’intensification des traitements et de prise en charge plus précoce des facteurs de risque cardiovasculaire, la mortalité cardiovasculaire a fortement baissé entre 2000 et 2004 (-15 %). Sur le long terme, depuis les années quatre-vingts, la baisse serait même de 50 %. Cette baisse, rapportée en France et dans les autres pays industrialisés serait expliquée pour moitié par la prise en charge médicale (incluant l’augmentation du nombre de personnes traitées par médicaments), et pour l’autre moitié par les changements comportementaux.

D’après : Samson S, Ricordeau P, Pepin S et coll. Hypertension artérielle et facteurs de risque associés : évolution des traitements de 2000 à 2006. Points de repère. Octobre 2007, n° 10. 
  
 L’HTA en quelques chiffres 
           

Près de 11 millions de patients traités en 2006 :

  • 30,5% des plus de 35 ans,
  • 60 à 70% des plus de 70 ans,
  • 45,3% exonérés du ticket modérateur au titre d’une ALD
  • 8 à 9% ont consulté un cardiologue libéral dans l’année,
  • 61 % en 2006 traités par au moins deux classes de médicaments.

Modalités de traitement de l'HTA 
en France métropolitaine (%)

2000

2006

Une classe

44,6

39

Deux classes

32,6

35,1

Trois classes

15,8

17,6

Quatre classes et plus

6,9

8,3

Modalités de traitement de l'HTA 
en France métropolitaine (%)

2000

2006

ARA II

19,8

36,7

IEC

33,3

28,7

Diurétiques

53,4

54,7

Diurétiques thiazidiques

37,4

41

Bêtabloquants

39,1

38,9

Inhibiteurs calciques

29

29

Autres

12,5

9

    
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